Dis moi d'où tu viens, je te dirai qui tu es...

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de mon orientation professionnelle. Non pas qu’elle soit extraordinaire, je pense que par les temps qui court, il est important (pour ne pas dire vital) de partager son vécu. De se dire qu’on n’est pas tout seul en galère.



Vie ma vie.

J’avais pourtant bien commencé, promise à un avenir prometteur. Quasi première de ma classe à chaque fois, de bonnes appréciations, jamais collée… Mais voilà, il arrive un moment dans la vie où il faut se jeter à l’eau et la mise au bain n’est pas toujours évidente.

En classe de 3ème, il a fallu choisir son futur lycée. Une seule chose me passionnait à l’époque : la mode et le dessin. Toutefois, je ne me doutais pas du haut de mes 14 ans que ce secteur serait complètement saturé. Ayant travaillé d’arrache-pied pour avoir 15 de moyenne, un dossier en béton et une note de 20/20 donnée par mes professeurs à l’unanimité, je n’ai pas été accepté dans le lycée de mon choix à Rouen. Mais dans mon dernier choix.

Maintenant, je remercie le ciel de ne pas m’avoir emmené à Rouen mais à Evreux car sans ça, je n’aurai sans doute jamais rencontré l’homme avec qui je partage ma vie désormais. Je me suis toujours demandé ce qu’aurai été ma vie si j’avais fait des études d’art.

Me voilà donc à Evreux. J’ai opté pour la filière ES en prenant option art et option anglais. Je prenais aussi des cours particulier de dessin à l’époque. Mais je me suis vite rendue compte que le dessin était plus pour moi une passion, que je n’avais pas envie d’en faire un métier (j’avais surtout pris une claque avec l’épisode de la 3ème).

Dès l’or, me voilà prise de passion pour l’anglais. Tout me vient naturellement, sans travailler plus, sans réfléchir trop. Une évidence. Après avoir décroché mon bac en 2010, je me suis donc tournée vers une licence d’anglais. Mais voilà, la fac et son rythme ne me correspondait pas du tout. J’ai quand même validé ma première année mais pas la seconde. En voyant des copines redoubler sans cesse leurs années, je me suis dit : « je ne veux pas finir comme ça ». Je me suis donc reprise en main, et me suis dirigée vers un BTS Tourisme.

Pourquoi le tourisme ? C’est simple. J’aime les langues. J’aime l’histoire et la géographie. J’aime les voyages. Et surtout j’aime apprendre. Et je n’ai pas été déçue du voyage ! J’ai fait de sublimes rencontres, des amies qui me sont chères. Mais aussi, j’ai enfin découvert le métier pour lequel je suis faite, le métier qui me passionne le plus.

Le déclic a été immédiat lors d’un stage de 2 mois dans un office de tourisme à Arras. Quel stage ! Quelle équipe surtout ! J’en garde de très bons souvenirs. Surtout de l’ambiance et de l’accueil bien connu des gens du Nord. Ils avaient même accepté de me faire une lettre de recommandation pour mon dossier en licence professionnelle.

Là encore, que d’illusion. Après mon BTS, j’ai voulu faire une licence professionnelle en communication événementielle. Ce domaine m’attirait beaucoup, j’ai d’ailleurs travaillé sur un petit événement dans la ville où se situait mon BTS et cette expérience m’avait beaucoup plu. J’ai donc récolté plus de 4 lettres de recommandations, je finissais à chaque trimestre dans les 3 premières de ma promo, je suis également  sortie dans les 3 premières de ma promo lors de l’examen, félicitée par le jury présent lors de la remise des diplômes, mais cela n’a pas encore suffit.

Malgré tous mes efforts, toutes mes recherches de patron, d’école, d’aller-retour sur Paris, cela n’a rien donné non plus.





Au secours.

Profondément touchée et déçue par cet échec,  je me suis retrouvée au chômage pendant 3 mois. Les 3 mois les plus longs et les plus douloureux de ma vie. Je n’arrivais même pas à trouver un petit boulot histoire de m’occuper l’esprit (et de me remplir les poches par la même occasion).

C’est alors que Quick m’appelle et me propose un CDI 24h. Au bout du rouleau, j’accepte tout de suite sans réfléchir. Là où je ne me m’attendais pas du tout, j’y suis quand même restée 9 mois. J’y ai fait grande impression car mon contrat 24h et vite devenue 28h (ils voulaient même me passer en 32h voire même me former afin de devenir leader).

Sachez que le mythe de la restauration rapide est bien fondé : l’ambiance y est parfois tendue et la pression y est très (très) forte. Exemple tout simple : le manager peut prendre une caisse juste à côté de vous ou carrément se mettre derrière vous pour vous écouter parler au client, voire si vous avez la bonne technique de vente.

J’y ai quand même rencontré de belles personnes, avec qui j’ai encore des contacts. Mais je ne pouvais pas rester, je ne voulais pas rester dans cette société et monter ainsi d’échelon en échelon. Ce n’est pas ce pourquoi je me suis battue durant mes deux années de BTS. Battue peut aussi se prendre au sens propre. Ceci est une autre histoire.

En vacances durant deux semaines, j’en ai donc profité pour rechercher activement un appartement sur Paris pour m’installer avec mon copain (du lycée !) et un travail par la même occasion. En deux semaines, nous avions l’appartement et j’avais décroché un CDI 29h sur Boulogne-Billancourt dans une agence d’hôtesse.

Mais voilà, en attendant, c’est une heure de métro le midi et une heure le soir. Des horaires pas simple et des tâches pas compliquées. J’ai donc changé (encoooore !).  Je travaille actuellement dans un grand groupe de télécommunication, toujours dans la même boîte d’hôtesse. Je me suis rapprochée de mon domicile et mon salaire en a pris un coup aussi (dans le bons sens du terme !).  J’y ai rencontré de superbes collègues. Et j’ai surtout des missions qui me permettent de mettre à profit mes compétences. Certes, ce n’est toujours pas le job de mes rêves encore, mais cela me permettra par la suite (je l’espère) de trouver un travail dans ma branche et sur Paris.

Voilà, où je suis.



Remember.

Ne jamais baisser les bras. Toujours croire qu’un jour on arrivera à ses fins même si on doit en baver et en passer par de multiples étapes. Être patient.  J’espère qu’un jour moi aussi j’arriverai à l’étape finale du job de mes rêves. Je sens déjà que je suis bien partie pour, j’ai l’impression d’être à l’étape juste avant la fin ! Rappelez-vous : ce qui ne tue pas, rends plus fort.

Prendre tout ce qu’on vous propose. Bon, pas n’importe quoi non plus entendons-nous bien. Personnellement, lors de mes recherches de job, je me suis toujours dis « jamais je ne travaillerai chez McDo ou Quick. Ou alors il faudra vraiment mais vraiment que je sois dans la m*** ! ». Voilà, ne jamais avoir de préjuger aussi car pour l’instant, c’est  la seule entreprise qui m’a offert le plus d’opportunité de carrière et d’évolution.

Être positif. Même si je suis assez mal placée pour en parler, je sais maintenant que chaque expérience, chaque rencontre, chaque déception a mené sur quelque chose de positif. Sans mon échec en 3ème, je n’aurai jamais rencontré mon copain. Sans mon échec à la fac, je n’aurai jamais rencontré mes meilleures amies. Sans mon échec de licence pro, je n’aurai sans doute jamais eu l’idée de vous parler.
Enfin, toujours compter sur ses proches. Sans eux, vous serez perdu.



xoxo, Goldy hair 💗

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